
ADS-B fournit le contrôle de la circulation aérienne — et de la pollution
Le système de contrôle de la circulation aérienne va permettre aux avions de descendre doucement et de passer moins de temps dans les airs – ce qui les conduira à rejeter moins d’émissions de leurs tuyères.
Le ciel bleu va devenir plus vert avec le déploiement d’un nouveau système de contrôle de la circulation aérienne d’Amérique présentant des technologies d’ITT.
Aujourd’hui, plus de 3 pourcent des émissions globales de carbone proviennent des tuyères des avions. L’industrie aéronautique prend des mesures pour réduire la pollution générée par les avions en construisant des avions ayant une meilleure efficience énergétique et en recherchant des carburants de remplacement, et l’Union Européenne passe à l’action en établissant des plafonds de carbone à ne pas dépasser pour les transporteurs aériens.
L’étape suivante consiste à réduire les délais qui gardent les avions dans le ciel et à faciliter les trajectoires d’atterrissage pour que les pilotes puissent « s’approcher » de la piste en brûlant un minimum de carburant et en réduisant au maximum les changements de vitesse grands générateurs d’émissions. C’est ici que rentre en jeu ADS-B et ITT.
ADS-B est l’acronyme de « Automated Dependent Surveillance-Broadcast » (émission de surveillance dépendante et automatisée). C’est le cœur de la prochaine génération de systèmes de contrôle de la circulation aérienne de l’Administration fédérale de l’aviation et il comporte trois composantes : des satellites de localisation GPS fonctionnant avec la technologie d’ITT, 800 récepteurs au sol construits et gérés par ITT et un émetteur-récepteur dans chaque avion.
Aujourd’hui, les radars balayent le ciel et envoient leurs images aux contrôleurs de la circulation aérienne toutes les cinq à dix secondes. Le nouveau système ADS-B transmettra en temps réel des instantanés de satellite GPS à la fois aux contrôleurs et aux pilotes. Ils pouvaient contrôler l’espace aérien sans prendre de précautions relatives au temps et à la consommation de carburant parce qu’ils ne pouvaient pas obtenir de lecture radar en temps utile.
« On peut dire à un pilote de suivre un certain numéro de vol jusqu’à l’aéroport, de regarder leur moniteur ADS-B embarqué dans l’avion et d’agir sur les commandes de vitesse adéquates pour maintenir un intervalle optimal », déclare John Kefaliotis, le directeur du programme ADS-B chez ITT.
Le but de l’ADS-B est d’obtenir pour tous les avions un flux de circulation régulier et une descente contrôlée vers la piste. Trop souvent, dans les aéroports surchargés de maintenant, des avions sont contraints à descendre par palier – volets d’atterrissage levés, volets d’atterrissage baissés, accélération, décélération – ce qui les conduit à brûler du carburant de façon très peu efficiente.
Ces dernières années, United Parcel Service (UPS) a testé un prototype du système ADS-B sur toute sa flotte de 757 et de 767.
Les résultats montrent que l’ADS-B est une solution à la pollution. UPS a réduit de 34 pourcent les émissions de gaz à effet de serre, la pollution sonore de 30 pourcent et la consommation de carburant d’un million de gallons par an. Ils ont également réduit le nombre d’atterrissages par heure de 10 à 15 pourcent.
« L’ADS-B a été conçu pour rationnaliser la circulation aérienne, mais quand le système sera déployé au niveau national en 2013, il aura définitivement un impact environnemental », déclare Kefaliotis.
En avril 2009, la FAA a donné à ITT de très bons points pour avoir répondu aux exigences de livraison et de coûts pour le déploiement de l’ADS-B. C’était un autre feu vert important pour ce programme vert.